Qu’est ce que l’EFIW me direz vous?
C’est un « indice d’intensité web » élaboré par Mc Kinsey et présenté dans une étude
« Impact d’internet sur l’économie Française, comment internet transforme notre pays » parue en Mars 2011.
Une étude qui mesure et analyse l’impact de l’apport de l’internet a l’économie française et aux français sur ses quinze dernières années. Une étude qui pourrait finir de convaincre les sceptiques…les quelques derniers détracteurs qui pensent encore qu’internet n’est pas un réel contributeur de développement économique et de création de valeur.
Alors, mesurons, notre (je dis notre car depuis 10 ans maintenant je vis avec et grâce à Internet) impact sur l’évolution de l’économie française
Qu’apporte l’étude?
De nouvelles définitions pour ensuite quantifier les impacts
Au de la des chiffres et de la mesure pour la première fois, Internet est analysé en tant que filière économique globale, au même titre que l’automobile, les services financiers…
et Mc Kinsey propose donc des définitions de base qui pourraient servir à l’avenir à suivre ces mesures.
Internet vu comme une filière économique :
c’est une vrai nouveauté, on parle le plus souvent du média internet, j’ai moi même commencé à parler il y a peu d’écosystème, là c’est l’entrée du tout jeune secteur dans la cour des grands !
Quelle en est le périmètre et la définition :
- Les télécommunications sur IP ou ayant un lien avec une communication IP (essentiellement les fournisseurs d’accès)
- La fabrication et la maintenance de matériel informatique destiné au Web (par exemple, ordinateurs, smart phones, composants électroniques, routeurs…)
- Les activités de service informatiques ayant une connexion avec le Web (par exemple conseil informatique, développement de logiciels…)
- Toutes les activités ayant le web comme support (depuis l’e-commerce jusqu’à la publicité en ligne »

l’Indice d’intensité web « EFIW »
Il s’agit d’un indicateur, utilisé dans les mesures des contribution de la filière à internet qui a pour objectif de créer une mesure de la pénétration d’internet en tant que filière au sein des entreprises. Cet indice peut ensuite être corrélé à la croissance des entreprises, leur rentabilité, leur exportation…
Il prend en compte :
- Le nombre d’outils ou de technologies internet adoptés par une entreprise (messagerie électronique, site web, intranet, recours au marketing online…)
- Le taux de pénétration de chacun de ces outils
- L’importance des outils étant pondérée par les entreprises elle même ce qui aboutit à un indice entre 0 et 100%.
les entreprises sont classées dans trois groupes (échantillon de 400 entreprises)
- Faible intensité web : indice compris entre 0 et 20%
- Moyenne intensité web : indice entre 20 et 40%
- Forte intensité web: indice supérieur à 40%
Sur l’échantillon analysé:
- 49% des PME sont des entreprises à faible intensité web
- 22% sont de moyennes intensité
- 29% sont des forte intensité
Plus intéressant encore est que Mc Kinsey corrèle cet indice avec les niveaux de croissance et de développement à l’international des entreprises interrogées et les écarts de croissance sont impressionnants :
les entreprises à faible intensité on eu une croissance de 3,1% dont 2% à l’international alors que les entreprises à forte intensité web une croissance de 7% dont 3,8% à l’international, on passe du simple au double !
Enfin autre indicateur pertinent corrélé avec cet indice, la mesure de la performance par les entreprises celles à forte intensité web déclarent avoir connu une amélioration de la performance 15% en moyenne:
- 8% d’augmentation des revenus
- 7% de réduction des coûts notamment marketing, la visibilité internet coûte moins cher et est plus rentable !
« les gazelles « (entreprises crées il y a moins de 5 ans) ou dites de croissances par l’OCDE, ont une intensité web 10X supérieure à la moyenne du panel
La définition de filière, la mise au point d’indicateurs Mc Kinsey propose une méthode d’analyse innovante basée sur le croisement de plusieurs méthodologies éprouvées :
- Une première vision macroéconomique évaluants les apports de la filière en termes de valeurs ajoutée et d’emplois
- Une seconde vision microéconomique pour comprendre et déterminer les mécanismes précis de création de valeur générés par le web
- Ces deux visions sont enfin complétées par une vision dynamique pour mesurer la contribution à la croissance à l’emploi sur ces quinze dernières années.
Avez-vous besoin d’être convaincus de l’apport substantiel d’internet à la croissance de l’économie française?
Oui alors ces chiffres sont pour vous !
Le quart de la croissance en 2010 et le quart des création d’emploi dans les 15 dernières années:
Internet pèse déjà plus que l’énergie ou l’agriculture en valeur ajoutée puisqu’il représente:
- 3,2% du PIB national avec 72 milliards d’euros ce à quoi s’ajoute une estimation de 28 milliards d’euros réalisés en réseaux physiques de distribution avec recherche préalable en ligne ( 53% des internautes ont préparé leurs achats en ligne avant d’acheter en magasin c’est le ROPO (research online purchase offline)
Comment se décompose cette création de valeur :
- 2/3 : consommation de biens et services, 25 millions des 35 millions d’internaute ont acheté en ligne pour une valeur de 28 milliards d’euros en 2009 pour un panier moyen annuel d’une valeur de 1000 euros.
- 1/3 : dépenses liées à l’adaptation des entreprises aux technologies numériques
Une contribution directe qui pourrait être soutenue par l’initiative publique, dans la filière internet les dépenses publiques ne représentent que 13% du PIB de la filière contre 25% dans un pays comme le Royaume Uni.
La balance commerciale de la filière (voir schéma) reste déficitaire… la France de l’économie numérique peine à s’exporter..

Qui crée cette valeur?
Les pure players? non, ce sont bien les entreprises « traditionnelles » :
- 75% de la valeur ajoutée d’internet a été crée dans des entreprises qui ne sont pas des pure players
- En 2008 les entreprises BtoB ont réalisé sur internet 15% de leurs achats et 13% de leurs ventes.
Et l’emploi?
Internet détruit ou construit-il l’emploi en France?
Il le construit et de façon majeure depuis 15 ans, les chiffres sont éloquents :
- 1,15 millions d’emplois soit 4% de la population active
- 700 000 emplois directs crée en 15 ans et donc 1,4 nouvel emploi à chaque emploi supprimé dans le secteur traditionnel (non l’IT et le web ne tue pas l’emploi au contraire!)
- 300 000 emplois indirects (services de livraison par ex)
- 150 000 emplois induits
où sont ils crées : en majorité dans les PME, les grands groupes sont à la traîne
en synthèse internet a crée 1/4 des emplois crées en France en 15 ans…. le chiffre laisse sans voix !
Le meilleur pour la fin ! l’investissement des entreprises dans la filière internet améliore significativement leur performance économique :
les entreprises déclarent qu’internet leur a permis de réaliser 15% de gains de productivité par
- L’amélioration de leur CA
- La réduction de leurs coûts (qui a dit qu’internet était uniquement un centre de coûts ? )
Une amélioration de la rentabilité des entreprises évalué par Mc Kinsey à 15 miliards d’euros sur 2008-2009, soit un montant comparable à la contribution d’internet au PIB alors que l’économie française s’est contractée de 40 milliards d’euros sur la période.
le rendement des Investissements Internet est également sans appel :
- 200% (qui dit mieux)
- 1 euros investi = 2 euros de profit
La rentabilité des investissements marketing en ligne affiche un taux de rentabilité moyenne de 250% quand le plan est étudié, pensé, adapté: KSH Consulting est là pour ça soit :
- 1 euro investi = 2,5 euros de profit
Et demain?
Et bien selon l’analyse de Mc Kinsey, la croissance va se poursuivre voir même s’accélérer :

- une croissance de 13% de la contribution directe d’internet au PIB et une part qui pourrait atteindre 5,5% du PIB avec 129 milliards d’euros.
La filière dépasserait ainsi le poids de l’automobile et des services financiers:
- 450 000 nouveaux emplois directs et indirects crées…
Une croissance qui pourrait atteindre 160 milliards d’euros si l’initiative publique choisissait d’investir de manière plus significative, comme certains des pays voisin du notre dans la filière…

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